Miracle Morning – Hal Elrod (2016)

J’avais entendu parlé du « Miracle Morning » (le matin miraculeux) de Hal Elrod il y a quelques années, probablement lors de la traduction en français de ce livre vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde. De nature à me lever tôt, j’ai toujours été convaincu par les bienfaits du matin, sans pour autant arriver à le conceptualiser. C’est ce qu’Hal Elrod a fait en écrivant ce livre et en développant une méthode pour mettre à profit les premières heures (ou minutes) de chaque journée.

Certes, Hal Elrod est états-unien, et cela ne nous échappe pas lorsqu’il écrit que nous tenons dans les mains LE livre qui changera notre vie. S’il y a un livre à lire, c’est celui-là. Si vous n’avez qu’un livre à lire de toute votre vie, c’est celui-là. Il doit s’agir d’un trait culturel auquel nous autres français ne sommes pas habitués. Cependant, si nous faisons abstraction de cela, le livre (et la méthode) me paraissent tout à fait intéressants et dans tous les cas méritent qu’on s’y penche.

L’idée est de se lever plus tôt et de profiter de ce temps gagné sur le sommeil pour faire des choses pour soi (et non pour les autres). On ne va donc pas se lever plus tôt pour faire du ménage, la vaisselle en retard ou du travail, mais plus pour méditer, faire du sport, lire et écrire, entre autres. Ce réveil est nourrit par des objectifs, fixés avant de se coucher, et des affirmations (ce qu’on souhaite accomplir ou devenir sur du court, moyen ou long terme).

Je me suis toujours réveillé tôt (d’autant plus depuis l’arrivée de nos enfants !) mais j’avais tendance à tourner en rond dans mon lit en attendant une heure « raisonnable » pour me lever. Maintenant je m’extirpe du lit sitôt que je sors des bras de Morphée (cela varie entre 4h et 6h du matin) et profite ainsi de ces quelques minutes ou heures seul pour commencer ma journée de façon positive.
Le miracle morning se décompose en six étapes :
– méditation
– activité sportive (il conseille le yoga mais ça peut aussi être de la course à pied ou toute autre chose. Le tout est d’activer le corps
– affirmations : écrire et énoncer ce qu’on souhaite devenir ou faire : être un bon père et/ou un bon mari, augmenter son chiffre d’affaire, écrire un livre, etc
– visualisations : visualiser ses affirmations ; se représenter mentalement ses affirmations
– lecture de livres de développement personnel
– écriture : tenue d’un journal de bord pour suivre notre évolution personnelle.

Dans l’idéal cela prend environ une heure, mais pour ceux qui ne disposent pas de suffisamment de temps cela peut être réduit à quelques minutes.

Pour conclure, c’est une lecture que je conseil, car elle nous ouvre des possibilités en terme de développement personnel. Après, on a toujours l’excuse de se dire : je ne suis pas du matin, ce livre n’est absolument pas pour moi. Pour vous rassurer, je vous dirai que Marion a commencé la lecture de ce livre et ne semble pas rechigner à se lever plus tôt, elle qui est pourtant une experte du bouton « repeat » de son réveil !
Alors tentez l’expérience ; cela ne vous coûtera rien de plus que le prix du livre que l’on trouve en poche pour 7,50 Euros.

Le voyage (à vélo) : un des leitmotiv de l’Instruction en Famille chez nous.

Le voyage à vélo fait partie intégrante de notre vie. Je voyage de cette manière depuis mes 18 ans et ait parcouru plus de 50.000 kilomètres à vélo à travers le monde, dont 20.000 avec Marion (voir la rubrique Voyages à vélo de ce site). Il nous paraît tout à fait naturel de partager cette manière de vivre et de voir le monde avec nos enfants.

Marion à vélo en Anatolie A vélo en Australie
 Seul à vélo dans l'immensité du salar d'Uyuni
Voyage en Nouvelle-Zélande ; ici au pied du Mont Taranaki Marion et moi dans le désert de Kaluts, Iran.

Ainsi, Louna a déjà 4 voyages à vélo à son actif : le premier dans le ventre de sa maman lors d’un périple de 1000 km en Irlande (2013), le deuxième dans la remorque pour une balade de 600 kilomètres en Bretagne (2015), le troisième à l’avant de notre tandem Pino pour une sortie de 200 kilomètres depuis chez nous jusqu’à Laguiole en Aveyron (2017), et enfin le dernier voyage, toujours à l’avant du tandem, pour un voyage de 800 kilomètres dans le Massif Central (2018). Ce voyage fut le premier pour notre fils, Siméon, alors âgé de 9 mois, qui suit les pas de sa soeur, dans la carriole.

voyage à vélo en Bretagne - Mont Saint Michel
Fin de notre voyage à vélo en Bretagne, 2015
Nore fille de 3 ans sur le tandem
Premier voyage de Louna en tandem
A vélo dans les montées du Massif central
Voyage en famille avec Louna sur le tandem et Siméon dans la remorque
Petite pause en Aubrac
dernier col dans le Cantal avant le retour à la maison.
Dernier col de notre voyage à vélo dans le massif central
A vélo jsqu'à Laguiole
Photo de famille au pied du taureau de Laguiole.

Nombreux sont les parents qui décident de partir à l’aventure avec leurs enfants, pour plusieurs mois ou années, que ce soit à vélo ou autrement. Dans ces cas là, l’instruction en famille s’impose. Partir signifie interrompre la scolarité. Les habitudes sont généralement reprises une fois que tout le monde revient au pays. Les parents goûtent ainsi, le temps de quelques mois, au plaisir d’instruire leurs enfants, et eux se régalent de ces mois d’école buissonnière.

De notre côté, le choix de l’instruction en famille nous permet d’anticiper tout départ. Comme le voyage fait partie de notre mode de vie, ne pas scolariser nos enfants nous offre une liberté évidente. Nous pouvons ainsi lever l’ancre quand nous le souhaitons, voyager où nous le souhaitons, pour une durée que nous déterminons en fonction de critères autres que celle de la scolarité de nos enfants. C’est dans cet esprit que nous partirons le printemps prochain pour deux mois d’aventure cyclopédique du 15 mai au 15 juillet 2019, pour un périple de 1200 kilomètres autour des Pyrénées. Nous serons de retour à la maison lorsque tout le monde ira en vacances. Nous espérons ainsi pouvoir profiter de routes calmes durant notre voyage, et Louna reviendra à temps pour pouvoir jouer avec les voisins qui envahiront à nouveau la rue en bas de chez nous après avoir passé une année sur les bancs de l’école.

Ceci dit entre parenthèse, ce qui est vrai pour les voyages l’est également pour les vacances. Nous pouvons ainsi facilement partir hors période scolaire pour pouvoir profiter de tarifs plus intéressants pour les sports d’hiver ou les plaisirs de la mer en été. Ceci est d’autant plus important que cela nous permet de faire de substantielles économies, alors que notre foyer n’a qu’un seul revenu pour vivre. Je développerai certainement cet aspect dans un autre chapitre.

Article paru dans Le télégramme, le 5 août 2015, suite à la rencontre fortuite d’un journaliste à Saint Brieuc.