Instruction en famille

Le programme de Louna pour cette nouvelle année (2019-2020).

Je reviens sur la toile après une longue période estivale sans trop d’actualité de notre côté. Comme certaines personnes me demandent toujours quel est notre programme, voici un petit article pour vous expliquer brièvement comment nous avons abordé cette nouvelle année. Pour se situer, Louna a maintenant 5 ans et demi et devrait être en Grande section. Quant à Siméon, il a bientôt deux ans et il est encore très loin de ces préoccupations de grands ! Nous ne parlerons donc que de Louna pour l’instant.

Comme la majorité des enfants vont à l’école depuis une semaine, Louna ne veut pas être en reste et elle a elle aussi fait sa rentrée. Pour cette nouvelle année de « home schooling », elle a écrit son planning et comme vous pouvez le constater, il est plutôt chargé.
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Ecole à la maison : formalités administratives.

L’an passé, le Président Emmanuel Macron déclarait vouloir rendre l’école obligatoire à partir de trois ans. En réalité, il n’a rendu d’obligatoire que l’instruction. Cette nouvelle loi entre en vigueur cette année ; tous les enfants de notre pays doivent recevoir une instruction à partir de l’âge de trois ans. Cette instruction peut se faire à l’école ou en famille.

Comme nous avons choisi l’instruction en famille, nous avons pour obligation de signaler ce choix à notre mairie ainsi qu’au rectorat. Vous trouverez ci-dessous le modèle de courrier que nous avons envoyé. Cette déclaration doit être effectuée à chaque rentrée scolaire (dans un délai allant de deux semaines avant la rentrée jusqu’à une semaine après).
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Le voyage (à vélo) : un des leitmotiv de l’Instruction en Famille chez nous.

Le voyage à vélo fait partie intégrante de notre vie. Je voyage de cette manière depuis mes 18 ans et ait parcouru plus de 50.000 kilomètres à vélo à travers le monde, dont 20.000 avec Marion (voir la rubrique Voyages à vélo de ce site). Il nous paraît tout à fait naturel de partager cette manière de vivre et de voir le monde avec nos enfants.

Ainsi, Louna a déjà 4 voyages à vélo à son actif : le premier dans le ventre de sa maman lors d’un périple de 1000 km en Irlande (2013), le deuxième dans la remorque pour une balade de 600 kilomètres en Bretagne (2015), le troisième à l’avant de notre tandem Pino pour une sortie de 200 kilomètres depuis chez nous jusqu’à Laguiole en Aveyron (2017), et enfin le dernier voyage, toujours à l’avant du tandem, pour un voyage de 800 kilomètres dans le Massif Central (2018). Ce voyage fut le premier pour notre fils, Siméon, alors âgé de 9 mois, qui suit les pas de sa soeur, dans la carriole.
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Un emploi du temps basé sur le rythme des enfants.

Lorsqu’on évoque l’instruction en famille à des personnes que l’on rencontre pour la première fois, la question qui revient souvent est celle de l’organisation de la journée. Quelle place prend l’école à la maison ? Combien de temps cela prend-il ? Est-ce à heure fixe ou pas ?

Chez nous, l’organisation de la journée est basée sur le rythme de l’enfant et ses envies.  C’est à dire que nous laissons à nos enfants le soin de se lever quand ils le souhaitent et de faire les activités qu’ils souhaitent quand ils le souhaitent si cela colle avec le timing des repas et des siestes/nuits. En fonction de cela, on peut définir une journée type, même si les variantes peuvent être différentes selon les humeurs ou la fatigue.
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La rentrée « scolaire » de Louna

La question de l’éducation se pose dès l’arrivée d’un enfant dans un couple. Là où la plupart des couples se demandent dans quelle école ils vont placer leur progéniture (public ou privé), notre raisonnement à nous s’est tout de suite orienté sur la question de la scolarisation ou pas. Marion et moi ne gardons pas de bons souvenirs de l’école, pour des raisons différentes, et nous ne souhaitions pas faire subir à nos enfants ce que nous avions subi nous mêmes. Ainsi, le choix s’est naturellement orienté vers la non scolarisation.

Une fois la décision prise, il faut l’assumer. C’est là le plus difficile. La première année passe encore. Qu’on fasse louper une année de petite section à son enfant est plus ou moins toléré par la société. Mais pour la deuxième année cela devient plus compliqué. On nous demande maintenant quand on prévoit de la mettre à l’école. « Peut-être à ses 18 ans, si elle a envie de faire des études » ai-je tendance à répondre. Ce choix est emprunt de doutes. Fait-on vraiment le bon choix en ne mettant pas notre enfant à l’école ? Est-ce une bonne chose qu’elle ne soit pas mêlée aux autres enfants ? Bien sûr, Louna nous dit parfois qu’elle a envie d’aller à l’école, comme ses copines. Alors on lui explique qu’elle pourra y aller si elle le souhaite. Par contre, si tel est le cas, on ne pourra pas partir à vélo comme on le prévoyait, ni aller à la mer avec Mamie le jour de la rentrée. On lui demande aussi de se souvenir de ses copains à la musique qui lui disaient qu’elle avait « trop de la chance » de ne pas aller à l’école. Après mûre réflexion, l’école ne lui parait finalement pas être la meilleure option.
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Harcèlement scolaire : une réalité pour 700.000 enfants.

Je me souviens d’une discussion avec un couple d’oncles et tantes, anciens professeurs aujourd’hui retraités. Lorsque je leur expliquais ce que j’avais subi à l’école, les brimades et les coups, durant 7 années, ils tombaient des nues. Ils mettaient cela sur le compte de la malchance, m’assurant que ma situation était tout à fait exceptionnelle. Durant toute leur carrière, jamais ils n’avaient vu pareil situation.

Mercredi dernier (le 28 mars 2018), l’émission « le téléphone sonne » sur France inter était consacrée aux assises de la maternelle. Parmi les invités, Eve Leleu-Galland, Inspectrice Mission Ecole maternelle, conseillère du recteur pour l’enseignement préélémentaire. Elle parlait du bien-être à l’école : « je n’ai pas le sentiment, sauf cas exceptionnel, que les enfants ne sont pas bien à l’école maternelle aujourd’hui. » Et lorsqu’une auditrice témoignait de la maltraitance qu’avaient subi ses enfants, elle aussi semblait tomber des nues. : « l’école a vocation de protéger les enfants. La première fonction de l’école maternelle, c’est la protection de l’enfant. Ils doivent y trouver du plaisir et avoir une expérience de bonheur. »

La situation de ces enfants tout comme la mienne serait donc exceptionnelle ?

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Pourquoi avoir choisi l’instruction en famille ?

Marion et moi n’avons pas spécialement de bons souvenirs de l’école. Même si nous étions tous deux considérés comme de bons élèves, il ne suffit pas d’avoir de bonnes notes pour être épanouit. Et aucun de nous deux ne le fut, pour des raisons différentes : Marion s’ennuyait, et moi j’étais harcelé depuis le collège jusqu’au lycée. Ce sont deux des principales causes d’échec scolaire ce qui me fait dire que, finalement, nous ne nous en sommes pas mal tirés.

Bien avant  la naissance de notre fille Louna, en mai 2014, nous nous sommes donc posés la question de scolariser ou non nos enfants. Voulions-nous réellement leur faire subir ce que nous même avions vécu ? Certes, chaque enfant est différent, chaque école l’est aussi. Nous sommes cependant convaincu que, bien plus qu’une salle de classe surchargée, l’instruction en famille peut apporter à nos bambins.

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Ecole ou instruction obligatoire à partir de 3 ans ?

Je ne pensais pas débuter sur le sujet de l’instruction en famille aujourd’hui, mais l’actualité du moment m’a incité à le faire.

Hier, notre président Macron a exprimé sa volonté de scolariser les enfants plus tôt. Nous avons pu lire dans tous les médias nationaux des articles mentionnant son souhait de rendre l’école obligatoire à partir de 3 ans contre 6 aujourd’hui. Or, l’école n’a jamais été obligatoire, que ce soit à 6, 10 ou 16 ans. L’instruction l’est, pas l’école, et cette nuance semble avoir été effacée par la quasi totalité des médias.

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